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  • Photo du rédacteurSara

La tricothérapie

Le tricot, véritable pratique méditative est, selon ses multiples adeptes, une activité réellement thérapeutique.

Depuis quelques années, le tricot fait l'objet d'études scientifiques visant à comprendre ses effets sur le cerveau et de façon plus générale sur notre santé & notre bien-être.


Une maille à l'endroit, une maille à l'envers ; voici quelques uns des bienfaits du tricot.


Le tricot, véritable pratique thérapeutique


Une étude publiée dans la revue The Journal of Occupational Therapy révèle que 81% des tricoteurs sont plus heureux. En effet, pratiquer une activité manuelle permet de se vider la tête et de lâcher prise. Précisément, il existe un véritable pouvoir thérapeutique du geste manuel reconnu pour stimuler les sens et se recentrer sur ses capacités. D'ailleurs, une autre étude menée par la psychologue et directrice du Well Being Lab de l’Université d’Arizona, Ann Futterman-Collier, a confirmé que les niveaux d'anxiété baissaient après la pratique d'une activité manuelle.

Tricoter rend heureux


En plus de booster la créativité, le tricot augmente le sentiment de bonheur et de bien-être puisqu'il invite à se focaliser sur l'instant présent et oblige à prendre du temps pour soi. D'ailleurs, des études anglo-saxonnes ont confirmé que porter son attention sur les mains augmente la production de dopamine et de sérotonine. De plus, des études ont confirmé l'utilité du tricot pour diminuer les pertes de mémoire, soulager certaines douleurs chroniques et combattre l'insomnie.

Le tricot favorise la méditation


Le tricot est une suite de petits gestes tranquilles et répétitifs. Nombreux sont ceux qui y voient une parenté avec la méditation. "Tricoter ancre dans l’ici et maintenant", résume la psychologue Agnès Verroust. Le tricot pourrait même ralentir la respiration et apaiser le rythme cardiaque. Gaëlle Riou, ergothérapeute, a observé ces résultats sur l’anxiété : "Des patients en service de psychiatrie qui participaient à mon atelier de tricot ont réduit leur consommation d’anxiolytiques", atteste-t-elle.

Le tricot permet de se vider la tête


Ce "yoga des mains" permet également d'évacuer le stress et l'anxiété. Un atout confirmé par le psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi qui, après de nombreuses études, est arrivé à la conclusion que se laisser porter par une activité manuelle "permet de vider notre tête et oublier ce qui nous entoure". Quand on débute, enchaîner les mailles réclame une telle concentration qu’il ne reste aucune place pour ressasser ses problèmes. Les tricoteurs un peu plus aguerris peuvent écouter de la musique ou discuter. Cela contribue à faire taire le monologue intérieur. Une étude canadienne a montré que cet effet fonctionnait même chez des personnes souffrant de pensées obsessionnelles.

Tricoter permet de renouer avec le sensoriel


Tricoter ramène l’esprit au corps. Le bruit des aiguilles, la douceur des pelotes et les jolies couleurs constituent de menus plaisirs sensoriels dont on connaît aujourd’hui l’importance pour se sentir bien au quotidien. Ces sensations positives peuvent être renforcées par le souvenir apaisant d’une mère ou d’une grand-mère qui tricotait. Tricoter améliore l’estime de soi Autre atout du tricot, il permet de prendre confiance en soi et de voir la réussite de ses ouvrages. En effet, faire naître un objet juste à l'effort de ses doigts augmente le sentiment de fierté. "Tricoter nous prouve que l’on est capable de créer quelque chose de beau, explique Agnès Verroust, et de maîtriser un geste qui nous semblait difficile." On se sent encore plus valorisé quand l’ouvrage est apprécié par d’autres. "En particulier des personnes qui tricotent, précise la psychologue, et qui savent évaluer le travail terminé."

Le tricot stimule le cerveau


Certains le jugent ennuyeux, mais c’est mal le connaître. Le tricot active le cerveau d’une façon très globale, des aires motrices aux aires sensorielles, en passant par la mémoire ou la planification. "Tricoter est très stimulant, affirme la psychologue et tricoteuse Mélissa Fantone. On mobilise très vite des compétences en mathématique, des capacités de visualisation en 3D, et on est en train d’apprendre de nouvelles techniques." C’est d’ailleurs ce qui rend la pratique amusante !



Pour conclure, parmi tous les bienfaits que cette pratique peut apporter, tricoter : rend heureux, diminue stress et anxiété, stimule les connexions neuronales, améliore la mémoire, booste la confiance et l'estime de soi, améliore la dextérité, augmente les capacités de concentration, régule l'hyperactivité …


Je n'ai qu'une chose à ajouter : Bon tricot !



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